Neku

1. Nom de la langue : neku

2. Famille linguistique.  Le neku forme un sous-groupe des langues du sud de la Grande Terre, avec l’ajië et le ’ôrôê, parlés aussi dans la région de Bourail.

3. Aire géographique. Selon M. Leenhardt (1946) le neku était parlé dans la zone comprise entre Bourail et Moindou. Le recensement de 1998 localise une majorité de locuteurs neku dans la région de Moindou, probablement à Momea.

4. Nombre de locuteurs. Selon le recensement de 1996 (locuteurs de 14 ans et plus), 221 personnes parlent le neku. Le plus gros contingent de ces locuteurs se trouve dans la région de Moindou ; les autres sont à Bourail, Houaïlou, Nouméa et Dumbéa. En 1946, Leenhardt donnait le chiffre de « 150 indigènes ». Bien que très minoritaire et fragilisée, la population de langue neku se maintient donc en nombre à peu près constant depuis plus d’un demi siècle.

5. Publications, documents, écriture. Il n’existe aucune tradition d’écriture. Le seul relevé lexical semble être celui de Leenhardt publié dans LDAM (1946) sous le n° 6 : « neku », précédée de quelques pages de notes linguistiques (pp. 43-47). Une enquête exploratoire a été réalisée par la linguiste japonaise Midori Osumi en 2001, pour tenter de rassembler une documentation sur cette langue en danger.

Jean-Claude RIVIERRE (CNRS, LACITO)

Type de langue: 
Nouvelle-Calédonie